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LES ARMOIRIES DE TOURNAN-EN-BRIE
En 1960, la ville de Tournan a demandé à Robert Louis, artiste héraldiste, de composer ses armoiries. Elles se définissent ainsi : Blason de gueule à la porte de ville couverte d’argent, flanquée de deux tours de même, au chef d’azur argenté chargé de trois fleurs de lys d’or avec comme ornements extérieurs : l’écu timbré de la couronne murale à trois tours crénelées d’or et soutenue, à dextre par une gerbe de blé, à senestre par une branche de chêne, le tout d’or croisé en pointe en sautoir ; la Croix de Guerre 1939-1945 avec étoile d’argent appendue à la pointe de l’écu, brochant sur la croisure de la gerbe et de la branche.
Par décision du Conseil municipal en date du 10 juin 1960, les cachets, sceaux ou médailles armoriées de la commune seront obligatoirement composés des éléments silhouettés entrant dans la composition héraldique ci-dessus définie.
La composition des armoiries s’explique de la manière suivante : Le meuble principal du blason : la porte de ville couverte, flanquée de deux tours, représente d’une manière stylisée l’hôtel de ville actuel qui est effectivement une porte de ville construite au XIIe siècle qui faisait communiquer le bourg avec le château féodal démoli au XVe siècle et dont l’emplacement constitue l’actuelle place de la mairie (appelée d’ailleurs pendant longtemps Place du Château ou Place Saint-Louis et, actuellement, Place Edmond de Rothschild, pour honorer un bienfaiteur de la ville). Le chef d’azur chargé de trois fleurs de lys rappelle que Tournan-en-Brie était un fief royal ayant fait partie de l’apanage des princes héritiers de la couronne dont de titre était : dauphin du Viennois, seigneur de Tournan. La couronne murale indique que Tournan était une ville fortifiée (il subsiste quelques vestiges de remparts). La gerbe de blé et la branche de chêne indiquent que le territoire communal est partagé entre une partie de terres à blé et une partie boisée (forêt d’Armainvilliers).
La croix de Guerre appendue à la pointe de l’écu rappelle l’attribution faite à la ville de cette décoration, le 11 novembre 1948, à l’ordre de la Division suivante :
« Ville restée digne sous l’occupation, très cruellement éprouvée le 22 juin 1944 à la suite d’un bombardement allié, 60 morts, 90 blessés graves, 282 immeubles détruits ou gravement endommagés. A la Libération, de nouveau éprouvée, 11 réfractaires STO fusillés, 1 FFI tué, 1 mort et 1 blessé civil. »
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